L’Arcep aborde déjà le déploiement difficile à venir de la 5G dans les territoires

Déployer la 5G, un casse-tête en prévision.

Dans un rapport publié avant-hier, le régulateur des télécoms, partage sa vision des enjeux autour de la cinquième génération de téléphonie mobile, actuellement en définition. Au delà de proposer un panorama des technologies en cours de développement, des nouveaux usages autant dans le secteur de la santé, de l’énergie, des médias, de l’industrie et des niveaux de performance attendus, l’Arcep met le doigt également de façon "objective et exhaustive" sur le déploiement de la 5G en mettant en exergue de nombreuses problématiques à venir.

Dans les faits, pour qu’un déploiement puisse se dérouler normalement, les opérateurs de téléphonie mobile ont de façon traditionnelle besoin d’installer leurs sites sur des « points hauts » (pylônes, toit-terrasses, etc…). Ce besoin restera identique pour les réseaux 5G, mais sera encore plus sensible pour deux raisons majeures explique l’Arcep : 

Premièrement, « les antennes 5G seront probablement beaucoup plus volumineuses (de l’ordre du m2 pour certaines) que les antennes actuelles 2G, 3G ou 4G, du fait des traitements massive MIMO susmentionnés, qui nécessiteront l’utilisation de très nombreux éléments rayonnants. En outre, il sera probablement nécessaire de déployer des antennes supplémentaires, à même d’utiliser les nouvelles bandes 5G. La réutilisation des mats actuels risque donc de s’avérer problématique et il conviendra de trouver de nouveaux sites (éventuellement colocalisés)."

Ensuite, « cette recherche de nouveaux sites devra également être menée pour l’implantation de petites cellules sur des points « semi-hauts », mais avec une attention d’autant plus forte que la densité de ces sites devra être élevée : les opérateurs devront dès lors déployer leurs équipements sur des infrastructures urbaines comme les abribus, les éclairages ou les bâtiments publics, les panneaux publicitaires, etc… ». De ce fait, les pouvoirs publics se devront donc de suivre avec attention le sujet afin d’adopter, si cela s’avérait nécessaire, des mesures qui pourraient faciliter le déploiement de la 5G. 

La connexion des territoires

Autre problématique, la couverture et le raccordement au réseau des futurs sites 5G. A ce propos, le régulateur s’interroge et met en corrélation la répartition géographique à venir et les futures bandes de fréquences qui seront utilisées pour la 5G, probablement très élevées : 

« La question de la connectivité des territoires sera un des enjeux de cette nouvelle génération de réseaux mobiles. Les enjeux de couverture devront en effet être appréhendés en relation avec la diversité des usages envisagés pour les futurs réseaux 5G, dont on ne connait pas précisément, à ce stade, la répartition géographique. Les bandes de fréquences plus élevées qui sont pressenties pour être utilisées pour les futurs réseaux 5G, ainsi que les bandes passantes potentiellement très importantes, mobilisées par les nouveaux usages, posent la question de l’empreinte géographique de ces réseaux. En effet, jamais les réseaux mobiles n’ont eu recours à des fréquences aussi hautes, dont l’utilisation implique la multiplication des antennes-relais. »

Côté investissement, le raccordement au réseau des sites 5G posera la question du coût de leur raccordement en fibre optique d’après l’Arcep, « dans la mesure où celle-ci sera vraisemblablement nécessaire dans la majorité des cas pour assurer la qualité de service attendue. L’industrie devra imaginer les technologies qui permettront de minimiser les coûts de déploiement de la 5G en zones rurales. » Long sera donc le chemin qui mènera à la 5G.

COMMENTAIRES DES LECTEURS (32)
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Posté le 23 mars 2017 à 16h51

Bref, c'est pas gagné la 5G !

Posté le 23 mars 2017 à 16h54

Je pense qu'on a besoin de faire entrer un 5em opérateur ( on lui vendra une licence 5G à très petit prix, on obligera un des autres à fournir une itinerance 2g/3g/4g le temps de construire son réseau).  Il vendra la 5G moins cher que la 4G et cela forcera tout le monde à déployer son réseau 5G a grande vitesse. Pour la 6G , idem avec un 6em opérateur .... C'est pas compliqué.

Posté le 23 mars 2017 à 18h22

Maintenant que free à poser la base de l'intérêt mobile illimité, on voit le gros intérêt que représente la 5g pr le.futur très proche ! La 4G va très vite arriver à sa limite, comme on peu le.voir avec les débité anémique de orange, et Bouygues,  qui ont beau proposer de la 4G à Bcp d'endroit, bah les débits reste bas... 

Posté le 23 mars 2017 à 18h53

Que les expériences passées sur les déploiements  leur servent de leçons.  C'est beau de parler de futur si y a aucun socle pour l'accueillir.  Ok pour la 5G mais mettons le paquet sur là fibre vu que la 5G en aura besoin. Techniquement la France entière devrait être fibrée le plan autoroutes de communication à débuter en 1996 si ma mémoire est bonne.  Ils nous ont bassiné avec ont fait voter des lois et 20 ans après rien. A l'époque le monde entier nous enviait notre Minitel fallait juste enclenché le plan Autoroutes le matériel la technologie et les techniciens existaient. Parfois quand je les entends parler ils me font bien rire. 

Posté le 24 mars 2017 à 00h57
thib67 a écrit
Maintenant que free à poser la base de l'intérêt mobile illimité, on voit le gros intérêt que représente la 5g pr le.futur très proche ! La 4G va très vite arriver à sa limite, comme on peu le.voir avec les débité anémique de orange, et Bouygues,  qui ont beau proposer de la 4G à Bcp d'endroit, bah les débits reste bas... 

La 5G n'a pas de futur très proche, c'est un buzzword.

Dans n'importe quel système de réseau radio les limites sont vite atteintes, la bande passante radio n'est pas élastique et elle s'étend juste on consommant toujours plus de fréquences, on sera vite au bout, que ce soit 4G ou 5G.

Il faut réserver l'usage des réseaux radio à ce à quoi ils sont utiles : la mobilité, pour la domotique ou les objets connectés, aucun intérêt, ils n'ont pas tous une vie propre autonome et mobile, heureusement.

Leur rêve est juste d'étendre un marché captif au détriment des réseaux wifi, c'est leur seule solution pour rentabiliser un réseau bien peu utile économiquement, sauf à confisquer au prix fort tout ce qui est télécoms.

Pour ça, ils n'ont pas gagné.

 


reno69
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18883 points
Posté le 27 mars 2017 à 01h13

  Bonjour, l'Arcep est dans son rôle de gendarme des télécoms et il est bien qu'ils se posent des questions sur cette 5G qui est en cours de déploiement dans quelques pays du monde.

  Pour nous consommateurs et abonnés Télécoms actuellement notre soucis est plus vers le déploiement de la 3G/4G ainsi que la fibre optique d'ici l'horizon 2022.

wink

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