La Commission européenne approuve le rachat de l’opérateur Eir par Xavier Niel et Iliad

Si Iliad et NJJ Capital de Xavier Niel ont annoncé le 20 décembre l’acquisition, pour environ 320 millions d’euros, d’une participation totale de 64,5% dans Eir, le duo devait attendre le feu vert de la Commission européenne. C’est désormais chose faite. Au niveau national, le processus d’approbation réglementaire suit quant à lui son cours.

En effet, Bruxelles a approuvé aujourd’hui, en vertu du règlement de l’UE sur les concentrations, l’acquisition de Eir par Iliad et NJJ Capital, holding de Xavier Niel. La Commission a conclu que l’acquisition envisagée ne soulèverait aucun problème de concurrence «parce que M. Xavier Niel ne possède aucune entreprise actuellement active dans le secteur des télécommunications en Irlande». L’opération a été examinée dans le cadre de la procédure simplifiée d’examen des fusions.

Autre information, c’est par le biais d’une nouvelle holding baptisée «Toohil Telecom» créée le 27 novembre dernier en Irlande que Xavier Niel et Iliad prennent le contrôle de l’opérateur historique irlandais. A ce propos, la Commission européenne a reçu une notification le 8 janvier dernier de ce projet de concentration par «lequel l’entreprise Toohil Telecom Holdings , contrôlée en dernier ressort par Monsieur Xavier Niel , acquiert le contrôle de l’ensemble de Eircom Holdco (« Eircom », Luxembourg), par achat d’actions.»

Pour rappel, les actionnaires existants de Eir, Anchorage Capital Group, L.L.C. et Davidson Kempner Capital Management LP, restent investis dans l’opérateur au travers d’une participation de 35,5% et avec un crédit sans recours. NJJ et Iliad détiennent donc à présent 64,5% du capital de l’opérateur à eux deux. Iliad a par ailleurs, la possibilité d’en prendre le contrôle à terme, via l’exercice d’une option d’achat exerçable en 2024 accordée par NJJ. Cette option porte sur 80% de la participation de NJJ (soit 26,3% du capital d’Eir).

Evalué à près de 3,5 milliards d’euros pour environ 2 millions d’abonnés, Eir a une dette estimée à 2,3 milliards d’euros et commence à se redresser avec une hausse constante de ses revenus depuis près d’un an. Troisième opérateur mobile du pays avec 18% de part de marché, il est leader à la fois dans le haut débit fixe (32% de part de marché) et dans le wholesale, il dispose également du plus grand réseau de fibre optique en Irlande. Le chiffre d’affaires d’Eir (exercice clôturé au 30 juin 2017) est de 1,3 milliard d’euros. 

Publié le 07 février 2018 à 16h21 par Maxime Raby
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COMMENTAIRES DES LECTEURS (8)
Posté le 07 février 2018 à 17h17

L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain.

Posté le 07 février 2018 à 22h12
olahaye74 a écrit
L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain.

Les économies d'échelles dans les opérations trans-nationales malheureusement, elles n'existent que les powerpoints des banquiers d'affaires.

Posté le 07 février 2018 à 23h35
olahaye74 a écrit
L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain.

Bouygues est la 7eme entreprise de BTP au monde, t'inquiète pas qu'ils ont pas besoin d'aller créer des holdings à gauche et à droite.

D'ailleurs étonnant de créer une holding en Irlande alors qu'ils auraient pu passer par NJJ. Optimisation fiscale ?

Posté le 08 février 2018 à 08h31
Michael Good a écrit
olahaye74 a écrit L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain. Les économies d'échelles dans les opérations trans-nationales malheureusement, elles n'existent que les powerpoints des banquiers d'affaires.

Il n'y a pas de règle précise.

Contre exemple... Renualt et Nissan ont jusque-là refusé le schéma de la fusion absorption pour mettre ne place un schéma de participations croisées.

Avec les temps contrairement à ce que tu indques le ssynergies ont bien été bâties :

- Nissan conçoit tous les blocs moteur essence pour l'ensemble des véhicule de 'lalliance

- Renault conçoit tous les blocs moteur diesel de l'alliance

- le groupe a une centrale commune d'achat d'équipments. Les lève vitre puevent par exemple avoir la même origine, c'est juste la commandes extéireures qui est visuellement différentes

- il y a d'énorme synergie au niveau des plateformes qui peut ont peu ont été mises en commun sur le modèle lancée par PSA

Donc d'un côté tu n'as pas tort de l'aitre tu vas bien trop loin dans tes affirmations.

Tout se juge au cas par cas, et d'une certaine façon je suios d'accord avec toi qu'au niveau des FAI les synergies transnationales sont sansn doute assez limitées, mais les synergies potentielles entre PSA et Opel sont potentiellement énormes, mais cela prend du temps à bâtir, le résultat n'est jamais garanti car il faut faire avec les hommes... des équipes humaines qui ont du mal à fusionner ça peut bloquer touites le sbelles rpomesses de synergie du monde, et c'ets vrai quie els fiannciers de carnaval oublient trop facilement l'aspect humain.

Une fuiosn Dassault et Airbus serait un carnage et un gâchi monumental car ke scultures d'entreprises sont diamétralement opposées, humainement ça ne peut pas marcher.

Posté le 08 février 2018 à 10h42
Michael Good a écrit
olahaye74 a écrit L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain. Les économies d'échelles dans les opérations trans-nationales malheureusement, elles n'existent que les powerpoints des banquiers d'affaires.

Tout à fait. Cependant c'est vrai à l'heure actuelle tant que la régulation nationale est plus importante que la régulation européenne, mais il se pourrait bien qu'à un moment la logique change et là ça pourrait se passer autrement (même s'il reste la barrière de la langue). Après ça ne sera pas une bonne chose pour les clients dans la mesure où un opérateur européen risque de délaisser certaines zones moins rentables.

Posté le 08 février 2018 à 10h46

J'ai du mal à comprendre vos infos quand même:

pour environ 320 millions d’euros, d’une participation totale de 64,5% dans Eir
- Evalué à près de 3,5 milliards d’euros pour environ 2 millions d’abonnés, Eir a une dette estimée à 2,3 milliards d’euros => Donc valorisation nette de 1,2 milliards?

Ils auraient donc pris 64,5% de 1,2 milliards pour 320 millions? C'est une bonne affaire... N'y aurait-il pas des soucis dans les chiffres??

Posté le 12 février 2018 à 11h50
EtoileBSD a écrit
Michael Good a écrit olahaye74 a écrit L'internationalisation est la clef de la survie face à la mondialisation: économies d'échelles, frais de roaming,... Bouygues ne survivra pas s'il ne s'internationalise pas, c'est 100% certain. Les économies d'échelles dans les opérations trans-nationales malheureusement, elles n'existent que les powerpoints des banquiers d'affaires. Il n'y a pas de règle précise. Contre exemple... Renualt et Nissan ont jusque-là refusé le schéma de la fusion absorption pour mettre ne place un schéma de participations croisées. Avec les temps contrairement à ce que tu indques le ssynergies ont bien été bâties : - Nissan conçoit tous les blocs moteur essence pour l'ensemble des véhicule de 'lalliance - Renault conçoit tous les blocs moteur diesel de l'alliance - le groupe a une centrale commune d'achat d'équipments. Les lève vitre puevent par exemple avoir la même origine, c'est juste la commandes extéireures qui est visuellement différentes - il y a d'énorme synergie au niveau des plateformes qui peut ont peu ont été mises en commun sur le modèle lancée par PSA Donc d'un côté tu n'as pas tort de l'aitre tu vas bien trop loin dans tes affirmations. Tout se juge au cas par cas, et d'une certaine façon je suios d'accord avec toi qu'au niveau des FAI les synergies transnationales sont sansn doute assez limitées, mais les synergies potentielles entre PSA et Opel sont potentiellement énormes, mais cela prend du temps à bâtir, le résultat n'est jamais garanti car il faut faire avec les hommes... des équipes humaines qui ont du mal à fusionner ça peut bloquer touites le sbelles rpomesses de synergie du monde, et c'ets vrai quie els fiannciers de carnaval oublient trop facilement l'aspect humain. Une fuiosn Dassault et Airbus serait un carnage et un gâchi monumental car ke scultures d'entreprises sont diamétralement opposées, humainement ça ne peut pas marcher.

Pardon de ne pas voir été suffisamment clair dans mes propos. Je ne portais un jugement que le secteur des télécoms, pas sur d'autres secteurs pour lesquels des mécanismes différents donnent, bien entendu, des résultats différents.

Dans le monde télécoms il n'y a pas de "synergies" pour les opérations trans-nationales, comme le démontre les échecs répétés de transactions comme Deutsche Telekom-OTE, Deutsche Telekom-Matav, France Telecom-Orange plc, France Telecom-TPSA, Orange-Méditel, Swisscom-Fastweb.... La liste est vraiment longue. Cela s'explique par le fait que les services de télécoms se consomment localement et ne peuvent donc s'exporter. Ainsi, une minute de réseau mobile produite en Lituanie ne peut pas être revendue en Italie....

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